10.03.2008
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> PRATIQUE : tout ce qu'il faut savoir pour comprendre "comment ca marche"...
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09.03.2008
NOUVEAU LIVRE
La Webmastrice du site et du forum PASSION COBAYE a le grand honneur de vous annoncer la sortie de son nouveau livre... sur les cobayes !
Voici les références :
Titre : Le Cochon d'Inde
Auteur : Marie-Sophie Germain
Editeur : Editions De Vecchi
Pages : 96
Date : avril 2008
Collection : Rongeurs et Nac
ISBN-10 : 2732835315
ISBN-13 : 978-2732835310
Prix : environ 13 euros
* Le livre est disponible dans toutes les bonnes librairies et les sites de vente en ligne.
Voilà maintenant quelques détails sur le sommaire :
LES CARACTÉRISTIQUES GÉNÉRALES
Qui est le cochon d'Inde ?
L'anatomie, la biologie et la physiologie
Le comportement
- Le langage corporel
- Le langage sonore
LES RACES
Les principales races
Les couleurs
Les marquages
Les variétés rares et nouvelles
L'ACQUISITION
Bien réfléchir avant l'achat
Où se procurer un cochon d'Inde ?
Combien ca coûte ?
Le cochon d'Inde idéal
- Mâle ou femelle ?
- A quel âge l'adopter ?
- Quelle race choisir ?
L'arivée du cochon d'Inde chez vous
- L'acclimatation
L'HABITAT
La cage idéale (et ses accessoires)
- Les différents types de cages
- Les accessoires
- Les équipements pour le repos
La litière idéale
Où placer la cage ?
Le nettoyage de la cage et des accessoires
L'ALIMENTATION
Les principes de base
L'alimentation quotidienne de votre cochon d'Inde
- Les granulés
- Le foin
- Les légumes et les fruits
- La vitamine C
- Les aliments interdits
La socialisation et l'apprivoisement
- Comment l'apprivoiser ?
La cohabitation avec les autres cochons d'Inde
- Les problèmes de cohabitation
- Les recettes d'une cohabitation réussie
- L'arrivée d'un nouveau cobaye
La cohabitation avec les autres animaux
Le cobaye et les enfants
LE BIEN-ÊTRE
Les câlins et les massages * INÉDIT !
- L'importance des câlins et des massages
- Les règles de base
- Les différentes techniques
- Les différentes positions
Les jeux et les sorties
Le toilettage
- Le brossage et le démêlage
- Le shampooing
- La coupe des griffes
- La coupe des dents
Le cochon d'Inde en vacances
- Il part avec vous
- Le faire garder
Le cochon d'Inde âgé
- Les premiers signes de vieillesse
- Comment l'aider ?
LA REPRODUCTION
Bien réfléchir avant d'agrandir la famille
- Les choses à savoir impérativement
- Le choix des parents
La parade et l'accouplement
La gestation
- Comment s'occuper de la future maman ?
La naissance
- Comment s'occuper de bébés orphelins ?
Le développement des petits
- L'allaitement et le sevrage
- La croissance
LA SANTÉ
Une bonne prévention
- Les règles de base
- Choisir le bon vétérinaire pour votre cochon d'Inde
Les pathologies les plus courantes
- Les maladies de l'appareil respiratoire
- Les maladies de peau, parasites externes et champignons
- Les maladies des yeux et des oreilles
- Les maladies bucco-dentaires
- Les maladies digestives et métaboliques
- Les maladies de l'appareil urinaire
- Les maladies de l'appareil génital ou liées à la reproduction
Et maintenant quelques détails sur le texte lui-même :
Comme vous pourrez le constater, 96 pages c'est très peu pour dire tout ce qu'il y a à dire sur le cochon d'Inde...
En fait, tout est "calibré", donc je n'ai pas eu droit à une page de plus.
Tout ca pour dire que ce n'est pas la peine de m'envoyer des messages me disant "il aurait aussi fallu parler de ceci ou cela". Je n'ai pas pu faire autrement que de condenser le tout et de ne choisir que les informations les plus importantes !
Sinon, je tiens à préciser que le texte a été relu et corrigé par une grande spécialiste qui fut ma consultante pour cet ouvrage, et que je remercie du fond du coeur pour sa collaboration.
Je ne réponds pas aux mails ou aux commentaires sur le site :
si vous voulez parler du livre, poser des questions ou donner votre avis,
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Bonne lecture et n'hésitez pas à donner votre avis !
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FNAC
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ALAPAGE
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CHAPITRE
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RONGEUR BOUTIK
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01.06.2007
INDEX de PASSION COBAYE
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20.05.2007
Le CUY, Cobaye Géant

Vous êtes de plus en plus nombreux en France à vous poser des questions sur le CUY, une race ou une variété de cochons d'Inde très recherchés qui sont 2 à 3 fois plus gros que nos cobayes domestiques (ils pèsent entre 2 et 3 kg).
Ces cobayes géants sont très populaires en Belgique, en Allemagne et aux Pays-Bas, et leur arrivée en France provoque des émois... Qui sont-ils exactement ??
Photo > Whisky, du Village des Rongeurs. Merci à Virginie Votquenne !
Article © Marie-Sophie Germain - http://www.passion-cobaye.com/ - Tous droits réservés
Sommaire :
- Introduction
- LES CUYES ANDINS
- LES CUYES EUROPÉENS
>>> Normalement, le mot "cuy" (prononcer "kouï") est le terme local utilisé par les habitants des régions andines pour désigner les cochons d'Inde qu'ils consomment traditionnellement depuis plusieurs centaines d'années. Le cuy est d'ailleurs un plat du dimanche très recherché, très nutritif et un animal de boucherie ou de basse-cour élevé à grande échelle.
Qui sont donc les "vrais" cuyes ? D'où viennent les cuyes européens ?
Récapitulons :
> Cuy andin : Cavia porcellus, cobaye de 1 à 4 kg, élevé pour sa chair
> Cuy européen : Cavia porcellus, cobaye géant de 2 à 4 kg, importé en Europe en tant que "nouvelle race" pour les concours
> Cochon d'Inde : Cavia porcellus, cobaye de compagnie
d'environ 1 kg
> En fait, la différence entre les cobayes domestiques, les cuyes andins et les cuyes européens, c'est seulement la taille. Ces 3 variétés font toutes parties de l'espèce Cavia porcellus.
Sur la photo, on peut voir Silver, un Cuy et Kouki, un cobaye "normal". Ils sont tous les deux âgés d'1 an ! Merci à Francoise Hubin pour cette étonnante photo.
L E S C U Y E S A N D I N S
Reprenons la lecture de l'article :
![]()
Le mot cuy désigne donc les cochons d'Inde élevés pour la chair par les populations des régions andines. Il existerait deux catégories de cuyes : les traditionnels cobayes que nous connaissons, pesant environ 1 kg, et les "gros cuyes" pesant plus de 2 kg. Selon certains spécialistes, l'élevage de gros cuyes n'aurait commencé à se développer il y a une trentaine d'années seulement. Malheureusement, il est difficile de savoir ce qu'il en est exactement, car les gros cobayes ont toujours existé dépuis des siècles. Dans tous les cas, dans cette partie du monde, le mot cuy désigne à la fois les cobayes "normaux" et "géants".
Pour les fermiers du Pérou, d'Equateur et de Bolivie, les cuyes sont des animaux de boucherie très rentables, qui se contentent de peu, sont faciles d'entretien et rapportent assez d'argent pour nourrir une famille. Ils sont aussi beaucoup plus rentables et nutritifs que les bovins.
Il faut savoir que pour toutes ces raisons, l'élevage des cuyes ne date pas d'hier (voir l'article sur la domestication dans la rubrique "Origines et Histoire"). En effet, toujours aujourd'hui, beaucoup de familles élèvent toujours des cuyes dans leur cuisine, et ceux-ci sont logés dans des cuyeros (sortes de petis enclos en terre cuite, souvent en forme de chateau) et se nourrissent des restes de légumes, d'alfalfa et d'épluchures.
Un cuy andin doit produire 1 kg de viande à l'âge de 4 mois, et environ 4 kg à l'âge adulte !
On estime que 36 millions de cuyes sont consommés chaque année. Plusieurs races ont été développées :
- Le Cuy Criollo, élevé à grande échelle dans les fermes, l'animal à l'origine maintenu par les Indiens.
- Le Cuy Mejorado, qui est une race "améliorée"
- Le Cuy Macahuaslan : un "super-cuy", croisement entre le Cuy Criollo et le Cuy Mejorado.
En Amérique Latine, les fermiers font aussi la distinction entre différentes sous-catégories de cuyes : le "bracoïde" et le "brevilineo" qui présentent leurs propres caractéristiques.
- Le bracoïde possède un corps allongé, une tête pointue, développe peu de muscles mais beaucoup de graisse.
- Le brevilineo a une tête en forme de prisme, des pattes plus courtes, une forme bien ronde surtout en largeur et se rencontre surtout dans les hautes contrées andines.
Les cuyes de races sont parfois croisés avec des cuyes ordinaires, ce qui donne des cuyes mestizos.
Les cuyes andins peuvent avoir des couleurs et des types de poils différents, comme nos cobayes de compagnie européens, mais ce n'est pas un critère important, car ne l'oublions pas, ce sont des animaux destinés à la consommation.
De ce fait, on élève surtout des cuyes de couleur claire (généralement blancs, roux ou crême), dont la chair a un aspect plus plaisant à l'oeil. Cependant, les cuyes de couleur foncée sont aussi utilisés, mais plutôt dans les rituels et les cérémonies (sacrifices), par les curanderos dans la médecine populaire et les offrandes traditionnelles. Il arrive parfois qu'on les consomme, mais seulement "pour ne plus souffrir d'arthrite".
Lorsque des cuyes andins présentent des caractéristiques amusantes, ils sont alors vendus en tant qu'animal de compagnie ou réservés comme mascottes pour les enfants du village.
Si vous êtes intéressé par la production de cuyes, voici des manuels à télécharger...
ProduccionCuyes.pdf et ManuelCuyes.pdf (en espagnol)
L E S C U Y E S E U R O P É E N S
Les cuyes européens sont aujourd'hui plus connus sous le nom de "cobayes géants" ou "cobayes géants européens". Ils proviennent pour la plupart d'élevages allemands, hollandais et belges.
A la naissance, les cobayes géants pèsent environ 100 à 150 g de plus que les cobayes !
<<< Merci à Virgine Votquenne pour cette étonnante photo d'un gigantesque bébé cuy âgé d'1 jour !
Les jeunes cuyes atteignent déjà le poids d'1 kg à l'âge de 2mois et demi à 4 mois ! Ils continuent de grandir jusqu'à l'âge de 2 ans, c'est à dire beaucoup plus tard qu'un cobaye normal. Ils prennent facilement 400 g entre l'âge d'un an et de deux ans ! Leur ossature est beaucoup plus massive, tout comme leur poil, qui serait plus rêche. En France, les plus gros cuyes pèsent environ 3 kg, et ceux de la variété "Cuye Cobayos" peuvent mesurer jusqu'à 50 cm de long et atteindre un poids maximal de 4.65 kg !
Curieusement, on retrouve des cas fréquents de
polydactylie chez les cuyes (présence de doigts surnuméraires) comme on peut le voir sur la photo ci-contre, où on peut compter 6 ou 7 doigts à chaque main au lieu de 5. Malgré le fait que cette particularité ne soit pas un critère sélectionné par les éleveurs, elle n'est pas du tout gênante, car les doigts ne sont pas "flottants", mais bien attachés à la main et fonctionnels (pas de risque de blessure, de nécrose, etc...).
Il semblerait que les cuyes soient plus craintifs et "rustiques" que les cobayes (plus "rudes"), et que leur espérance de vie ne dépasse pas les 4 ans. Ils seraient aussi moins prolifiques.
LES EXPERTES TÉMOIGNENT !Carole Kühne (plus connue sous le pseudo de Crolle), éleveuse de cobayes en Belgique, se souviendra toujours de sa première rencontre avec un cuy : "c'était lors d'une petite expo à Bruxelles, il y a deux ans. Lorsque je me suis approchée de ce cobaye à la taille impressionnante, il a hurlé et s'est aggripé aux barreaux de la cage ! Ca m'a vraiment fait mal au coeur ! C'est à croire que les cuyes se souviennent qu'ils ont au départ été élevés pour la consommation humaine..."
Comme l'a constaté Carole, le cuy est un animal très peureux. "C'est qu'à l'origine ce n'est pas un animal de compagnie, il est encore très sauvage", ajoute Francoise Hubin, une autre éleveuse belge, qui vient de faire l'acquisition de plusieurs cuyes. "Mais tout cela est une question d'habitude, commente Francoise. Les miens vivent avec mes quatres enfants, et sont près de la télé et de la console de jeux... En peu de temps, ils sont devenus moins craintifs."
C'est également l'avis de Virginie Votquenne, éleveuse de cuyes en Belgique depuis 2 ans : "les cuyes sont aussi gentils que les cobayes, mais il faut plus de patience pour les apprivoiser. Leur nervosité s'explique aussi par le fait que les éleveurs allemands et hollandais - d'où la majorité des cuyes européens sont originaires - maintiennent leurs cuyes dans des grands enclos où ils ne sont guère manipulés. Ils ne sont donc pas habitués aux humains."
Le cuy vivrait donc moins longtemps que le cobaye ordinaire. Comme dit Francoise, ils n'ont pas été élevés pour vivre longtemps (... mais pour être mangés...) ! "Mais s'ils ont une vie sans stress, je suis sûre qu'on peut garder des cuyes presque aussi longtemps que des cobayes", explique Virginie.
Dernier détail, et pas des moindres, ils semblerait que, selon Virginie, le cuy crie beaucoup et pour pas grand chose... Et comme le dit Francoise,"le bruit qu'ils émettent est en rapport avec leur taille : de vrais cochons qu'on égorge ! Leurs ronronnements sont assez forts aussi."

> Pourquoi choisir un cuy plutôt qu'un cobaye ordinaire ?
"Je trouve le cuy fort intéressant et très étrange" , affirme Virginie. "Quand j'ai vu mon premier cuy lors d'une exposition, j'ai tout de suite craqué." Idem pour Francoise, qui est très heureuse d'avoir enfin réussi à acquérir ses premiers cuyes après de longs mois d'attente.
Carole reste plus réservée : "élever des cuyes ne me tente pas. J'ai du mal à me faire à leur caractère. Et il me faudrait beaucoup plus de place car ils ont besoin de très grandes cages."
Beaucoup de particuliers qui aiment et connaissent bien les cochons d'Inde aimeraient aevoir des cuyes. Hélas à moins de conctacter directement des éleveurs allemands et hollandais et de se rendre sur place, il faut compter un délai d'attente très long, car il y a encore très peu d'éleveurs proposant des cuyes en France et même en Belgique. Par ailleurs, ils ne possèdent pas un nombre suffisant de cuyes pour avoir en permanence des jeunes disponibles à la vente. Il n'y a qu'à se fier aux dires de Virginie : "j'ai énormément de demandes. Le délai d'attente pour avoir un cuy varie entre quelque mois et 1 an, selon les exigences (couleur, longueur du poils, etc...)."
> Pourquoi les sud-américains mangent toujours du cuy ?
Tout d'abord, il faut savoir que dans les Andes, les seuls animaux que l'on peut domestiquer sont les camelidés de la même famille que les lamas (guanacos, alpacas, vigognes...) et les cochons d'Inde (cuyes). Les camelidés sont utilisés pour le poil, le lait et le transport... et les cuyes devinrent donc une des première source de protéines pour les sud-américains depuis de nombreux sièces.
Ensuite, le cuy est une des meilleures viandes qui existe. La viande de cuy contient plus de protéines (21%) que le boeuf (17,5%), le porc (14,5%) ou le poulet (18,3%) et est beaucoup moins grasse !
Pendant longtemps, les sud-américains n'ont donc eu que le cuy comme principale source de protéines. Aujourd'hui encore la consommation de cuy est très ancrée dans leur culture.
> Pourquoi les cuyes européens sont-ils plus petits que les cuyes andins ?
Premièrement, il faut prendre en compte le facteur climatique : dans les régions andines, en pleine montagne, les températures peuvent être beaucoup plus froides qu'en Europe, et les écarts de températures entre le jour et la nuit beaucoup plus grands. Les animaux les plus gros sont donc les plus résistants car ils sont plus aptes à conserver la chaleur.
Ensuite, il ne faut pas non plus oublier que les fermes à cuyes produisent ces animaux à grande échelle. Ainsi, il est plus facile de sélectionner des grands cuyes au sein d'un groupe de 10 000 individus que dans un petit élevage !
Pour finir, cuyes andins et cuyes européens ne recoivent pas la même alimentation.
Retrouvez le CUY dans mon article à paraître dans 30 Millions d'Amis à la rentrée !
Avec les témoignages des éleveuses de cobayes Carole Kühne (Crolle), Francoise Hubin et Virginie Votquenne !
SOURCES : The Guinea Pig - Healing, Food, and Ritual in the Andes
Edmond Morales, The University of Arizona Press
REMERCIEMENTS, PHOTOS :
Francoise Hubin, Cobaye Câlin, www.CobayeCalin.com
Virginie Votquenne, Le Village des Rongeurs, www.cochonsdinde.levillage.org
Carole Kühne, Cobayes de l'Oasis, www.cobayesdeloasis.com
beepworld.de/members38/
http://www.johanna-glander.de/Rassen_und_Farben/Cuys/body...
Ames sensibles, attention : si vous recherchez sur internet des photos ou des vidéos de cuyes, vous allez tomber sur des horreurs inimaginables (vidéos surtout) filmées en Amérique andine : abattage de cochons d'Inde en gros plan, cérémonies sacrificielles, etc... Tenez-vous en donc à cette page et n'hésitez pas à écrire à Passion Cobaye si vous avez besoin de plus d'informations > passioncobaye@yahoo.fr.

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22:45 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : cuy, cobaye, cochon d'inde géant, cobaye géant
ORIGINES et HISTOIRE

Cobaye, d'où viens-tu ? Comment t'appelles-tu ? Es-tu vraiment un rongeur ?
Découvrez tout sur l'origine et l'histoire de la domestication du "petit cochon de mer" ou du "petit lapin des Indes" !
Article © Marie-Sophie Germain
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Tous droits réservés
Sommaire :
- Introduction
- Cobaye, comment t'appelles-tu ?
- L'origine des cobayes
- L'histoire de la domestication
- Un ancêtre de poids
- Le cobaye : rongeur ou non ?
Introduction
Le cobaye commun que nous connaissons, ou cochon d'Inde, est la version domestiquée de Cavia porcellus (Linné, 1758).
C'est un rongeur qui appartient à la famille Caviidae (Gray, 1821), à la sous-famille caviinae et au genre Cavia. Il est originaire d'Amérique du Sud, de la Cordillère des Andes, plus exatement. Le genre Cavia compte d'autres espèces, telles que Cavia aperea, Cavia fulgida, Cavia intermedia, Cavia magna et Cavia tschudii, qui vivent toutes en Amérique Latine.
COBAYE, COMMENT T'APPELLES-TU ?
Même une personne qui n'y connaît rien aux animaux sera capable de se rendre compte que le cochon d'Inde n'est pas un cochon, et qu'il ne vient probablement pas d'Inde...
L'hypothèse qui prévaut aujourd'hui pour cette étrange appellation est que Christophe Colomb baptisa ainsi cet animal en raison de ses petits cris ou de son corps semblables à ceux du cochon et parce qu'il pensait avoir débarqué en Inde... Nous n'en saurons probablement jamais plus... Voyons comment on dit ”cochon d'Inde” dans différentes langues :
- En francais, le mot cobaye (prononcez ”cobaille”) est fréquemment utilisé pour désigner le cochon d'Inde. Ce terme viendrait de l'appellation tupi-guarani cabiai, que l'on attribue aujourd'hui à un autre rongeur, le capybara.
En Normandie et parfois dans le nord de la France, on dit encore parfois caouïc, alors que c'est gouri en Isère, goui-goui en Limousin ou porc de mar en patois...
Aujourd'hui, dans les forums et sur les sites internets, le cobaye a de nombreux surnoms, très largement diffusés : chonchon, chon (chonne pour la femelle), chonchondinde, pouik (pouikette pour la femelle), CI (abréviation de cochon d'Inde), et bien d'autres encore...
- En anglais on dit guinea pig, pour ”cochon valant une guinée”, la guinée étant une ancienne monnaie anglaise. On pouvait en effet, dit-on, se procurer de la viande de cochon d'Inde pour le prix d'une guinée. Les anglophones appellent parfois les cochons d'Inde cavies (cavy au singulier), en référence au nom latin cavia.
- En allemand, le terme Meerschweinchen signifie littéralement ”petit cochon de mer”, en raison du long séjour en bateau de l'animal lors de son importation jusqu'en Europe.
- On on utilise les termes néerlandais Guinees biggetje, russe morskaja swinka, polonais swinka morska, danois et suédois marsvin pour signifier également ”cochon de mer”.
- Pour les Italiens, c'est la même chose qu'en francais avec porcellino d'India, tout comme pour les Portuguais avec porquinhos-da-índia.
- Quant aux Espagnols, ils se rapprochent un peu plus de la classification biologique de l'animal en utilisant conejillo de Indias, ou ”petit lapin des Indes” (bien que les lapins ne soient pas des rongeurs mais des lagomorphes).
- En Amérique Andine, le cobaye porte de nombreux noms différents, selon le dialecte ou l'origine géographique : cobayo, conejillo de indias, conejo peruano, cuyo, cuy, cuye, curi, curie, acurito, curiel, cuis, guimo, jaca, wanku, acure...
En Europe, on utilise le mot cuy (prononcez ”couille”) pour désigner une variété de cobayes géants, 2 à 3 fois plus gros que nos cochons d'Inde de compagnie ; pour lire l'article sur les Cuyes andins et les Cuyes européens, cliquez ici.html
L'ORIGINE DES COBAYES : LES ÉVIDENCES ARCHÉOLOGIQUES
5000 ans av J.-C. è Date présumée du début de la domestication
2500 à 2000 ans av. J.-C. è Restes de cobayes dans des temples péruviens
2000 à 600 ans av J.-C. è 23 corps de cobayes préservés à Cahuachi (Pérou)
500 après J.-C. è Os de cobayes dans des nécropoles de la vallée Moche (Pérou)
1000 à 1530 è Cobayes mommifiés dans des urnes à Puruchuco (Pérou)
1480 à 1540 è Evidences de cobayes utilisés pour la nourriture, les sacrifices et les diagnostic médicaux à Lo Demás (Pérou)
1532 è Conquête de l'Empire Inca par les Espagnols et arrivée du cobaye en Europe
1554 è L'Allemand Conrad Gesner écrit pour la première fois le cobaye en tant que Cuniculus indus.
1660 è Le cobaye arrive en Amérique du Nord.
1758 è Linné décrit le cobaye en tant que Mus porcellus puis Cavia porcellus.
1850 è Les cobayes commencent à être utilisés pour la recherche médicale
1900 è Le terme de "cobaye humain" est inventé.
1920 è Les Anglais élèvent de nouvelles variétés de cobayes et lancent les premiers concours et expositions.
1970 è Les cobayes deviennent des animaux domestiques accessibles à tous.
1990 è Le premier cobaye génétiquement modifié est créé (Baldwin).
LA DOMESTICATION DES COBAYES

Les scientifiques estiment que la domestication du cochon d'Inde aurait commencé il y a environ 7 000 ans, dans les régions montagneuses du Pérou, à environ 4500 m d'altitude. La polémique fait encore rage en ce qui concerne l'ancêtre sauvage de notre cochon d'inde domestique : Cavia aperea, Cavia tschudii, Cavia aperea tshchudii ou Cavia cutleri ?
Quoiqu'il en soit, cinquante ans après la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb, le cochon d'Inde était déjà connu dans presque toute l'Europe. Cet animal exotique fut réservé aux riches et la Reine Elisabeth en possédait même un ! Par la suite, le cochon d'Inde gagna petit à petit les foyers d'éleveurs passionnés puis d'amateurs de tous âges et de tous pays.
UN ANCÊTRE DE POIDS !
En 2000, des paléontologues ont découvert au Vénézuéla les restes fossilisés d'un rongeur
géant, qui serait apparenté aux ancêtres des cochons d'Inde. Baptisé Phoberomys pattersoni, le monstre qui aurait vécu il y a environ 8 millions d'années mesurant environ 3 m de long pour un poids de 700 kg (voir dessin), c'est à dire 14 fois plus que notre plus gros rongeur actuel, le capybara ! L'animal, qui possédait des incisives de plus de 20 cm et une queue robuste avait probablement un mode de vie semi-aquatique, comme le capybara.
LE COBAYE : RONGEUR OU NON ?
Il est donc communément admis que le cobaye est un rongeur, tout comme les rats ou les souris. Pas si vite ! Des études génétiques et taxonomiques ont révélé en 1992 que la similarité de certains aspects physiques et morphologiques entre les rats, les cobayes et 2000 autres espèces n'était pas suffisante pour le classer parmi les rongeurs !
L'ordre des rongeurs, Rodentia, est traditionnellement divisé en 3 sous-ordres : Sciuromorpha (écureuils), Myomorpha (rats, souris) et Hystricomorpha (ou caviomorphes : cobayes et porcs-épics). Mais l'analyse phylogénétique des acides aminés des protéines des cochons d'Inde et de leur ADN mitochondrial comparé à celui d'autres animaux a démontré que les cobayes seraient plus proches des lapins (lagomorphes), des chevaux et même des primates que des rongeurs !
Depuis ces découvertes, d'autres études utilisant des méthodes différentes ont toutes démontré les mêmes résultats.
Pourtant, en 1993, en utilisant une méthode alternative d'analyse moléculaire, des scientifiques américains ont prouvé l'existence d'un ”marqueur génétique” présent à la fois chez les sciuromorphes et les caviomorphes mais par chez les lagomorphes ou primates... Pour résumer : les cobayes seraient malgré tout ”plus ou moins” apparentés aux rongeurs... jusqu'à nouvel ordre ! Affaire à suivre !
Pour conclure, voilà une photo d'un cobaye naturalisé qui date d'il y a plusieurs siècles : elle montre bien que depuis longtemps, les scientifiques ont toujours eu tendance à vouloir apparenter le cochon d'Inde avec les autres "vrais" rongeurs... allant même jusqu'à lui donner une forme d'écureuil...

Pour visualiser, télécharger ou imprimer les articles scientifiques cités :
http://www.nature.com/nature/journal/v351/n6328/abs/35164...
ADNGuineaPig.pdf
GuineaPigIsaRodent.pdf

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BIOLOGIE
Connaître la biologie de votre cobaye est un point important si vous voulez comprendre qui il est et "comment il fonctionne" !
Attention ! Cette page n'est pas un précis de médecine vétérinaire ! Elle tente seulement de donner sommairement les informations importantes concernant la biologie des cobayes.
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LA BIOLOGIE DU COBAYE EN RÉSUMÉ
> Ordre : Rodentia
> Sous-ordre : Hystricomorpha
> Famille : Caviidae
> Genre : Cavia
> Espèce : porcellus
> Formule dentaire : 4 incisives + 4 prémolaires + 12 molaires + 0 canine = 20 dents au total
> Longévité : entre 4 et 7 ans
> Poids à l'âge adulte : 900 à 1200 g pour les mâles, 700 à 900 g pour les femelles
> Maturité sexuelle : 3 mois environ
> Âge de mise à la reproduction : 4 à 5 mois, éviter après 7 mois pour la première grossesse
> Nombre de mammelles : 2
> Temps de gestation : entre 59 et 72 jours (moyenne : 68 jours)
> Nombre de portées : de 2 à 4 par an
> Nombre de petits : 1 à 6, en moyenne 4
> Poids à la naissance : entre 60 et 120 g
> Durée de l'allaitement : environ 3 semaines
> Age au sevrage : 3 semaines pour les mâles, 4 à 6 semaines pour les femelles
> Oestrus postpartum : fertile
> Température rectale : 38 degrés environ
> Fréquence cardiaque : 240 à 310 battements par minute
> Fréquence respiratoire : 42 à 104 respirations par minute
> Volume sanguin : 69-75 ml/kg
> Pression sanguine : 80-94/50-58 mm Hg
> Durée du transit intestinal : 10 à 30 h
> Nombre de doigts aux membres supérieurs : 4
> Nombre de doigts aux membres inférieurs : 3
> Nombre de chromosomes : 64
> Consommation d'eau : 70 à 150 ml par jour
> Consommation de nourriture : 40 à 90 g par jour
> Pathologies les plus fréquentes : scorbut (carence en vitamine C), affections respiratoires, affections dermatologiques, malocclusion dentaire, toxémie de gestation.
Source : "The Biology and Medecine of Rabbits and Rodents",
Harkness & Wagner, Lea & Fibiger Editions.
Et maintenant, entrons dans les détails sans plus tarder !
UN RONGEUR... PAS COMME LES AUTRES !
Originaire des régions andines de l'Amérique du Sud, le cobaye (ou cochons d'Inde) est traditionnellement classifié dans l'ordre des rongeurs, mais il diffère de la majorité des rongeurs en plusieurs aspects (pour plus d'informations, lire l'article qui se trouve en fin de page).
Pour commencer, il possède un corps compact, avec des pattes courtes, des oreilles peu poilues et pas de queue.
Ensuite, en raison de l'absence d'une enzyme spécifique, il est incapable de synthétiser la vitamine C, comme les primates et certains oiseaux tels que le bulbul.
Il doit donc trouver la vitamine C dans son alimentation quotidienne, faute de quoi il devient très malade. Une dose quotidienne de 20 mg par "kilo de cobaye" est recommandée, à tripler pour les femelles gestantes et allaitantes.
Le cobaye présente aussi un temps de gestation très long comparé à celui des autres rongeurs : en moyenne 68 jours, contre 17 jours pour un hamster ! Un temps de gestation si long implique en fait un développement précoce des bébés. Ceux-ci naissent en effet parfaitement formés, telles de véritables adultes en miniature, avec tous leurs poilds, leurs dents, leurs griffes et les yeux ouverts. Chez les rongeurs, un phénomène que l'on ne retrouve qu'au sein de la famille des Caviidae. Par ailleurs, la femelle n'a que deux mamelons, ce qui ne l'empêche pourtant pas d'allaiter des portées de 4 petits ou plus.
Pour finir, comme tous les rongeurs du sous-ordre Hystricomorpha - mais à l'inverse des Myomorpha (souris, rats, gerbilles hamsters) - le cobaye se distingue par la présence d'une membrane cellulaire qui recouvre l'orirfice vaginal (sauf au moment de l'oestrus et de la parturiton).
LE SQUELETTE, LES ARTICULATIONS, LES MEMBRES
La colonne vertébrale du cobaye compte de 32 à 36 vertèbres et supporte de 13 à 14 paires de côtes.
Ses membres sont terminés par 4 doigts à l'avant et 3 doigts à l'arrière, sauf chez le cuy (variété de cobaye géant) qui souffre souvent de polydactylie et affiche parfois 6 ou 7 doigts à chaque membre (pour lire l'article sur le cuy : cliquer icil). Les griffes poussent en permanence et ont besoin d'être taillées régulièrement.
Au niveau du pelvis, on peut observer une articulation frontale reliant les deux os du pubis, la symphyse pubienne. C'est un disque cartilagineux situé entre les os iliaques, qui a la particularité d'être flexible mais seulement avant l'âge de 7 à 8 mois.
Il est donc très important de savoir qu' il est préférable de reproduire les femelles cobayes pour la première fois avant l'âge de 7 mois, période pendant laquellle leur bassin est encore flexible et peut supporter une grossesse sans problème. Après cette période, la symphyse pubienne se rigidifie et n'offre plus la même flexibilité du bassin.
LES DENTS
Le cobaye possède des dents hyspodontes à croissance permanente, au nombre de 20. Les deux incisives inférieures sont plus longues que les incisives supérieures. Un espace - le diastème - est présent entre les incisives et les prémolaires. Fait remarquable, le cobaye ne mord pour ainsi dire jamais.
La croissance permanente des dents est un fait auquel les propriétaires de cobayes doivent se familiariser s'ils ne veulent pas que leur protégé souffre de malocclusions dentaires provoquées par une usure insuffisante des dents. C'est une affection très fréquente et souvent fatale, due au fait que le cobaye souffre d'infections à cause des blessures entraînées par les dents trop longues ou de malnutrition car il ne peut plus se nourrir correctement.
LES GLANDES CUTANÉES
Le cochon d'Inde possède des glandes cutanées sudoripares et sébacées. On peut facilement remarquer la glande caudale (surtout visible chez les mâles et les individus de couleur claire), située au niveau du sacrum. Le cobaye présente aussi des glandes périanales (ou périnéales), autour de l'anus. Avec la glande caudale, elles sont à l'origine d'une odeur de marquage personnel pour la reconnaissance des indivius et jouent un rôle important dans la communication et la reproduction.
LE SYSTÈME DIGESTIF
Le cobaye est un herbivore strict, ce qui veut dire que son système digestif doit être capable de digérer la cellulose contenue dans les fibres végétales. La cellulose est un glucide qui compose les parois des cellules des plantes. Il n'y a que les herbivores qui sont capables de la digérer, c'est à dire de "casser" les parois des cellules grâce à l'association d'un ensemble de bactéries spécialisées, que l'on appelle la flore digestive. Et pour cela l'intestin du cochon d'Inde a une longueur de plus de 2,25 m... et la digestion complète prend environ 24 h ! Le système digestif comprend un cæcum, une sorte de "chambre de fermentation", qui occupe entre 50 à 75% de la cavité abdominale.
Le cochon d'Inde produit deux sortes de crottes :
- Les premières sont des crottes "normales, longues et sèches, des fibres non digérées.
- Les secondes crottes sont produites par le cæcum, ce sont les caæcotrophes. Elle sont le résultat d'une fermentation bactérienne et sont riches en eau et surtout en protéines et vitamines (vitamines K et B) qui n'ont pas été digérées. C'est pourquoi le cochon d'Inde les mange, en les prenant directement à la sortie de l'anus. Il en produit environ 150 par jour et si on l'en empêche de les manger, sa croissance est réduite de 20% !
Il faut aussi savoir que les muscles intestinaux du cobaye sont très peu développés. Et c'est la nourriture consommée en permanence qui assure la continuité des mouvements intestinaux : si le cobaye ne peut pas manger tout au long de la journée, les mouvements intestinaux s'arrêtent et l'animal entre en état de stase digestive, ce qui est très dangereux pour sa santé.
Autre particularité : le cobaye ne peut pas vomir. Il est donc inutile (et c'est même très dangereux) de le mettre à jeun avant une opération chirurgicale.
LE SYSTÈME REPRODUCTIF
Chez le mâle, le pénis est situé juste au dessus de l'anus et est protégé par le prépuce. A son extremité, on distingue deux petites protubérances d'environ 5 mm, dont le rôle n'est pas encore connu. Avec certains autres rongeurs et carnivores, le cobaye est un des rares mammifères à présenter un os pénien, qui mesure environ 1 cm. Les testicules paraissent souvent assez gros, mais c'est parce qu'à l'intérieur du scrotum, les glandes sont entourées par une épaisse couche de graisse qui les protège des chocs.
Chez la femelle, les ovaires sont situés à l'intérieur de la cavité abdominale et produisent des ovules. L'utérus est divisé en deux parties tubulaires, appelées cornes utérines. Le vagin est recouvert par l'hymen, une fine membrane qui le protège des agressions extérieures. Il ne s'ouvre que pendant l'ovulation et la naissance.
LES YEUX ET LA VISION
En tant qu'herbivore et proie facile, le cochon d'Inde a des yeux placés sur les côtés de la tête pour pouvoir profiter d'un large champ de vision (340 degrés environ). Il détecte très bien les mouvements, mais il voit mal en relief. C'est pour cela qu'en captivité, il a du mal à percevoir les différences de hauteur et peut facilement tomber d'une table. Néanmoins, le cobaye peut discerner certaines couleurs, comme le rouge, le jaune et le vert... Essentiel quand on doit reconnaître les végétaux comestibles !
Pour protéger la cornée des agressions extérieures, les glandes lacrymales produisent des larmes opaques qui ressemblent fort à du lait.
LES OREILLES ET L'OUÏE
Le cobaye étant un animal très bavard, il se doit d'avoir une ouïe trés développée, bien supérieure à celle des humains ! C'est entre autre parce qu'il a des pavillons d'oreilles bien ouverts et un canal auditif très court. Il entend des fréquences s'étendant de 125 à 50 000 Hz environ, (c'est trois fois plus que pour l'homme). En fait, l'oreille du cobaye réagit surtout aux fréquences comprises entre 500 et 8000 Hz. C'est pourquoi il a autant peur des bruits forts que du silence complet.
L'ODORAT
Comme l'ouïe, l'odorat est un moyen de communication chez le cochon d'Inde. Selon les rares études scientifiques qui se sont penchées sur le sujet, l'odorat du cobaye serait 100 fois plus sensible que celui de l'homme (mais pas autant que celui du chine). Un cochon d'Inde reconnaît donc ses congénères, leur sexe, leur degré dans la hiérarchie, son territoire, le tout grâce à l'odeur de leur urine et celle des sécrétions corporelles. Le cobaye reconnaît même très bien l'odeur de son maître.
LES PAPILLES GUSTATIVEST ET LE GOÛT
Comme il doit reconnaître les végétaux toxiques des végétaux comestibles, le cobaye, comme tous les herbivores, possède un très grand nombre de papilles gustatives. Aidé du sens de l'odorat qui lui permet aussi de disitinguer les arômes, le cochon d'Inde choisit ses aliments avec soin et développe des préférences dès l'âge de 2 jours !
LES VIBRISSES ET LE TOUCHER
Aussi appelés "moustaches", les vibrisses du cobaye lui servent à s'orienter dans l'obscurité. Malheureusement, chez certaines races comme les Rex et les Texels, les vibrisses sont raccourcies ou ondulées et diminuent les facultés d'orientation de l'animal.
LE COBAYE : RONGEUR OU NON ?
Il est communément admis que le cobaye est un rongeur, tout comme les rats ou les souris. Pas si vite ! Des études génétiques et taxonomiques ont révélé en 1992 que la similarité de certains aspects physiques et morphologiques entre les rats, les cobayes et 2000 autres espèces n'était pas suffisante pour le classer parmi les rongeurs !
L'ordre des rongeurs, Rodentia, est traditionnellement divisé en 3 sous-ordres : Sciuromorpha (écureuils), Myomorpha (rats, souris) et Hystricomorpha (ou caviomorphes : cobayes et porcs-épics). Mais l'analyse phylogénétique des acides aminés des protéines des cochons d'Inde et de leur ADN mitochondrial comparé à celui d'autres animaux a démontré que les cobayes seraient plus proches des lapins (lagomorphes), des chevaux et même des primates que des rongeurs !
Depuis ces découvertes, d'autres études utilisant des méthodes différentes ont toutes démontré les mêmes résultats.
Pourtant, en 1993, en utilisant une méthode alternative d'analyse moléculaire, des scientifiques américains ont prouvé l'existence d'un ”marqueur génétique” présent à la fois chez les sciuromorphes et les caviomorphes mais par chez les lagomorphes ou primates... Pour résumer : les cobayes seraient malgré tout ”plus ou moins” apparentés aux rongeurs... jusqu'à nouvel ordre ! Affaire à suivre !
Pour conclure, voilà une photo d'un cobaye naturalisé qui date d'il y a plusieurs siècles : elle montre bien que depuis longtemps, les scientifiques ont toujours eu tendance à vouloir apparenter le cochon d'Inde avec les autres "vrais" rongeurs... allant même jusqu'à lui donner une forme d'écureuil...

Pour visualiser, télécharger ou imprimer les articles scientifiques cités :
http://www.nature.com/nature/journal/v351/n6328/abs/35164...
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21:00 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : cobaye, cochon d'Inde, biologie du cobaye, biologie du cochon d'Inde, biologie, toxémie
ALIMENTATION
Herbivore, le cochon d’Inde a besoin d'avoir tous les jours à sa disposition des aliments riches en fibres comme le foin et la verdure, ainsi qu'un aliment sec complet et de la vitamine C.
Voici tout ce qu'il faut savoir pour bien nourrir votre cobaye et pour qu'il reste en bonne santé !
- Les principes de base
- Les granulés
- Le foin
- Les fruits et légumes
- La vitamine C
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UNE PETITE INTRODUCTION
... en images !!
LES PRINCIPES DE BASE
> Connaître le régime alimentaire de votre cobaye : on ne le répètera jamais assez : le cochon d'Inde est un herbivore strict ! C'est un point essentiel à connaître pour lui offrir une alimentation adaptée et le garder en bonne santé.
> Proposer de la nourriture en permanence : dans la nature, les cochons d'Inde ne disposent pas de nourriture riche et variée : pour subvenir à leurs besoins nutritionnels, ils doivent grignoter en permanence. C'est quelque chose qu'il faut absolument reproduire en captivité.
La consommation permanente d'aliments riches en cellulose assure la continuité des mouvements péristaltiques (motilité gastro-intestinale), c'est-à-dire des mouvements intestinaux. La musculature gastro-intestinale du cobaye est faiblement développée : si son ventre est vide, les mouvements péristaltiques ralentissent voire s'arrêtent, provoquant ce qu'on appelle une stase digestive. Comme le système digestif ne fonctionne plus, le cochon d'Inde cesse de s'alimenter...
C'est pourquoi votre cochon d'Inde doit toujours avoir quelque chose sous la dent et c'est là où la distribution de foin à volonté entre en jeu.
> Offrir des fruits et légumes variés : il a été démontré scientifiquement que le cochon d'Inde développe des préférences pour certains aliments dès l'âge de deux jours ! Aussi, il faut offrir à votre compagnon un large éventail de fruits et légumes variés dès ses premiers jours de vie, pour ne pas qu'il se fixe sur un seul type d'aliment. Par exemple, si vous ne lui donnez que du concombre quand il est jeune, votre cobaye aura du mal à accepter d'autres légumes et risque de souffrir de carences en certaines vitamines ou minéraux.
Pour ce qui est du foin et des extrudés, il est recommandé de choisir un très bon produit et de s'y tenir tout au long de la vie de votre cobaye.
Votre cochon d'Inde mange ses crottes ?
Vous avez sûrement remarqué que votre cochon d'Inde mange certaines de ses crottes. Ce n'est pas dégoûtant et c'est tout à fait normal ! C'est même vital ! Les crottes que les cochons d'Inde consomment ne sont pas des crottes normales, mais celles qui sont produites par le caecum : ce sont les caecotrophes, des crottes molles très riches en protéines et vitamines K et B qui n'ont pas été assimilées lors d'une première digestion. Le cochon d'Inde les ingère pour ne pas perdre ces précieux éléments.
L'ALIMENTATION DE VOTRE COCHON D'INDE
Voilà maintenant les bons conseils pour offrir à votre cochon d'Inde une alimentation saine.
LES GRANULÉS (extrudés) = 30 g par jour d'aliment complet
Choisir les bons granulés
I
l faut toujours choisir un "aliment complet" ("granulés complets", ou "extrudés") plutôt qu'un "mélange de graines". Pourquoi ? Parce que le cochon d'Inde est un gourmand qui a tendance à trier les graines pour ne manger que ses préférées... les plus caloriques, bien sûr ! Quand le cobaye trie ses graines, il souffre de déséquilibres alimentaires (carences en vitamines, obésité) et cela fait beaucoup de gâchis car vous êtes obligé de jeter une bonne partie des graines que le cobaye ne consomme pas. Donnez donc toujours un aliment complet qui se présente sous la forme de granulés extrudés. Chaque granulé est de la même forme et contient un mélange de tout ce dont le cobaye a besoin : tri impossible !
La ration préconisée est de 30 à 40 g par jour.
Dernier conseil : ne donnez jamais de granulés destinés à d'autres espèces de rongeurs ou lapins, ni de granulés "tous rongeurs" comme on en voit parfois. A chaque espèce ses besoins spécifiques ! Les granulés pour lapin, par exemple, ne contiennent pas assez de vitamine C mais trop de vitamine D. Pour un cochon d'Inde, l'emballage doit afficher minimum 2000 mg de vitamine C par kg.
La composition doit être la suivante :
- Matières grasses > 3 à 5 %
- Protéines > 15 %
- Fibres > 10 à 20%
- Cendres brutes > 7 à 9 %
- Cellulose brute (fibres) > 12 à 16%
- Vitamine C > 2000 à 5000 mg/kg
- Vitamine A > 15 000 à 25 000 UI/kg
- Vitamine E > 2 000 à 3 000 UI/kg
- Vitamine D3 > 1 000 à 3 000 UI/kg
- Calcium > 1 à 1,2 %
- Phosphore > 0,50 à 0,60 %
Les granulés : mettons fin aux idées recues
Contrairement à ce que beaucoup de gens pensent encore, les granulés (extrudés) ou mélanges de graines ne sont pas l'aliment de base du cochon d'Inde !
Ce dernier est un herbivore strict, dont la nourriture de base se compose de végétaux frais (légumes, fruits, herbes...) et secs (foin). A l'état sauvage, dans les régions montagneuses des Andes, le cobaye ne se nourrit ni de graines ni de croquettes industrielles...
En captivité, les granulés ne sont qu'un complément, utile pour que le cobaye puisse avoir de la nourriture en permanence, profiter de vitamines supplémentaires et pourquoi pas, user ses dents au passage.
Cette idée que les granulés sont - et doivent - consituer l'alimentation principale du cobaye a été lancée par les fabricants de produits pour animaux. La vente de croquettes industrielles est en effet un commerce très lucratif !
Cette croyance est ainsi largement véhiculée par la plupart des vendeurs en animalerie qui affirment que les légumes sont mauvais pour les cochons d'Inde et que seuls les granulés sont inoffensifs et leur apporteront tout ce dont ils ont besoin... Pourquoi ? Pour faire acheter aux clients leurs boîtes de granulés ! C'est pour cela que les cochons d'Inde en animalerie n'ont jamais de légumes dans leur cage : pour que les clients croient qu'ils ne mangent que des granulés.
Mais alors pourquoi les granulés sont-ils toujours si populaires ? Au départ les croquettes industrielles ont été initialement créées pour nourrir les animaux de laboratoire : ceux-ci n'étant pas destinés à vivre longtemps, le but n'était pas de produire des animaux qui vivent 8 ans mais juste de les maintenir en vie le temps de leur "service" de manière rentable. Par la suite, l'utilisation exclusive de croquettes est devenue la norme, pour raisons commerciales et pratiques.
Beaucoup de personnes pensent encore qu'il suffit de remplir une mangeoire de granulés une fois par jour pour rendre un cobaye heureux : c'est bien plus pratique ! En plus de ne pas être adaptés pour être utilisés en tant que nourriture principale, les granulés sont parfois néfastes !
Les mélanges comportent de nombreuses graines qui ne sont pas adaptées au régime alimentaire du cobaye... qui n'est pas granivore ! Les graines de tournesol et d'arachide, par exemple, sont beaucoup trop grasses et provoquent de graves deséquilibres.
Quand on fait remarquer cela aux propriétaires de cobayes, ils répondent toujours que leur animal n'a jamais eu de problème. En effet, le cochon d'Inde semble souvent bien portant... mais c'est à cause de la graisse apportée par les graines !
LE FOIN = à volonté,
en permanence
Qu'est ce que le foin ?
Le foin est est un mélange d'herbes fauchées puis séchées, composé d'environ 50% de graminées et de 30 à 40% de légumineuses. On trouve y trouve les végétaux suivants : fétuque, pâturin, fléole, brôme, trêfle rouge, trèfle blanc, sauge des prés, oseille, ombélifères, luzerne et bien d'autres. Il est difficile de connaître sa composition avec précision, car cela varie selon les marques ou encore la provenance (prairie naturelle ou prairie artificielle, région...).
Un aliment indispensable
Le foin est l'aliment de base du cochon d'Inde, que le cochon d'Inde doit consommer en permanence pour faire fonctionner correctement les muscles de son système digestif. Mais pas seulement !
L'herbe - et donc l'herbe sèchée, c'est-à-dire le foin - contient des cristaux de silicium : lors de la mastication, ces cristaux abrasifs sont exposés et broyés par les molaires du cobaye. Comme c'est un aliment peu nutritif, le cobaye doit en manger tout au long de la journée. Ainsi, cette mastication continuelle favorise l'usure des molaires et prémolaires qui poussent de plus d'un millimètre par mois !
Le foin idéal
Le cochon d'Inde apprécie beaucoup le foin de prairie, qui a l'avantage d'être composé de plusieurs herbes et plantes riches en sels minéraux.
Le foin doit toujours sentir bon, être ni poussiéreux, ni humide, ni avoir une odeur de moisi. Il faut toujours le stocker dans un endroit frais et sec. Il est préférable de prendre un produit de bonne marque pour s'assurer de sa qualité. Attention à certains fois biologiques non traités, car ils sont parfois infestés d'acariens ou de larves de mites ! Et attention également aux foins trop riches en luzerne, car ils contiennent trop de carbone et d'hydrates de calcium.
LES LÉGUMES ET LES FRUITS = 1/10è du poids du cobaye
Encore trop d'amateurs ne donnent des légumes qu'occasionnellement pour les raisons suivantes : c'est trop cher, les vendeurs disent que c'est mauvais pour les cochons d'Inde, et c'est trop contraignant d'aller en acheter régulièrement.
Dans ce cas-là, il vaut mieux ne pas choisir un herbivore comme animal de compagnie !
Comme vous avez pu le lire, ce sont les légumes (avec le foin) qui constituent la majeure partie de l'alimentation du cochon d'Inde.
En tant qu'herbivore strict, ce rongeur consomme environ 1/10è de son poids en végétaux frais chaque jour !
Fruits ou légumes ?
Les légumes remportent généralement plus de succès auprès des cochons d'Inde. Mais certains raffolent des fruits alors pourquoi les en priver ? Attention toutefois car beaucoup de fruits sont acides et risquent de provoquer des problèmes digestifs ou des irritation des lèvres (la pomme, surtout). A donner bien mûrs, en petite quantité et pas plus d'une fois par semaine !
Les légumes et fruits préférés
Le cochon d'Inde apprécie beaucoup le concombre, la carotte, le persil, le fenouil, le poivron, le céleri, la laitue, les endives, les épinards... ainsi que le concombre et le poivron (qui bien qu'étant des fruits sont le plus souvent classés dans la catégorie des légumes).
La laitue ne doit être donnée qu'occasionnellement et en petites quantités car elle serait gorgée de nitrates.
Mêmes consignes pour le persil qui est toxique à haute dose, et coupe la montée de lait chez les femelles gestantes et allaitantes.
La carotte qui est très riche en sucre (ne donnez jamais une grosse carotte tous les jours).
Trop de concombre - qui contient 95% d'eau - risque de donner la diarrhée et trop de chou provoque des ballonements.
En revanche, les fanes de carottes ne sont pas du tout toxiques et sont m
